Partageons nos rêves !

"Je ne veux pas que ma maison soit murée de toutes parts, ni mes fenêtres bouchées, mais qu'y circule librement la brise que m'apportent les cultures de tous les pays." Gandhi

"Hâte-toi de transmettre ta part de merveilleux, de rébellion, de bienfaisance, sinon tu seras en retard sur la vie, la vie immédiate." René Char

Toi, gribouilleur, créateur, découvreur, voyageur..., viens ici déposer tes textes, images, sons, coups de coeur, coups de gueule et découvrir les miens en partage !




mardi 22 septembre 2009

Cora Vaucaire | Les Feuilles Mortes ~ Autumn Leaves

lundi 21 septembre 2009

Invitation à la chasse aux feuilles rouges

Arriver tôt, une heure à peine après le lever du jour, et attendre, assis sur un banc au bois humide, que les premiers rayons de soleil caressent les feuillages encore immobiles.

Croiser les bras, joindre les pieds et expirer lentement : l'endroit sent encore la nuit mais un merle chante déjà, d'autres lui répondent, la forêt s'éveille.


Commencer par fermer les yeux, mains à plat sur les cuisses, en calmant sa respiration.

Puis, de sa poche, les paupières toujours baissées, sortir un raisin de corinthe.
Pas deux, trois ou une poignée mais un seul.
Ne pas l'avaler tout de suite, le laisser fondre sous la langue en essayant d'en saisir toutes les saveurs. Du sucre, bien sûr, une pointe d'amertume, un peu d'acidité.
Marier ces goûts avec ce que capte le nez, cette odeur âpre de terre mouillée qui donne envie d'éternuer et ces effluves d'herbe inondée de rosée.

Ouvrir les yeux et commencer par fixer un peuplier aux feuilles jaunes.
Le vent qui lève les fait trembloter, pareilles à des dizaines de petits mouchoirs qui seraient agités par des mains invisibles.
Se sentir transporté par ces frétillements.

Porter son regard ailleurs, vers ce mur de vieilles pierres.

Attendre un souffle plus puissant et ne rien perdre du ballet de ces feuilles grenats qui, tels des confettis, voltigent, tombent en vrille, planent en donnant l'impression de rester suspendues, certaines s'avisant même de reprendre de la hauteur avant d'atterrir, doucement, comme à regret, sur un tapis aux éclats orangés.

Le vent se calme mais quelques feuilles volètent toujours, émouvantes retardataires que l'on se prend à encourager dans leur vain combat contre la pesanteur.

On pense alors à ces poètes que les jours d'octobre ont fait pleurer et on saisit, peut-être sans le partager, le sens de leur mélancolie.
Viennent alors à la surface des souvenirs, des bribes de complaintes et de poésies, apprises au siècle dernier , "colchiques dans les près, fleurissent, fleurissent ... la feuille d'automne emportée par le vent en ronde monotone, tombe en tourbillonnant ... et ce chant dans mon coeur, murmure, murmure, et ce chant dans mon coeur appelle le bonheur."

C'est bien cela, il y a toujours une allégresse à accueillir l'automne, une joie malgré les jours ternes qui s'annoncent et le plafond bas, le gris dominant et la nuit qui tombe à quatre heures de l'après-midi !

Le temps a filé et le soleil est bientôt à son zénith.

C'est l'heure, l'instant magique.
Un photographe rangerait son appareil en raison de l'intensité de la lumière mais sans elle, sans cette blancheur inattendue en pareille saison, il serait impossible d'admirer comme il se doit cet érable aux nuances vermeilles et fauves, raison principale de cette escapade automnale.
C'est "le" moment, certainement le meilleur de la journée.
Vivre cela une fois par an, vaut toutes les évasions, toutes les lectures. Ou presque.

D'abord, regarder l'arbre de loin.
Plonger ses yeux dans ses branchages.
Ne rien voir d'autre que ses points carmin et garance qui tremblent et scintillent.
Graver leur image dans la rétine et se dire qu'aucune photographie, aucun film, ne seraient capables de restituer pareil spectacle.
Ensuite, s'approcher par cercles concentriques, jusqu'à effleurer les premières branches de sa main.
Saisir de sa paume une feuille écarlate qui vient de se détacher et décider de la garder en la glissant dans sa sacoche.
En chercher d'autres, les plus belles, les plus régulières, celles dont les couleurs sont les plus vives, les plus inattendues.

Tout à l'heure, bien après le retour dans la ville, il s'agira, avec la satisfaction du chercheur de trésor - ou la naïveté de l'enfant -, de les admirer de nouveau, de les trier...
Elles deviendront herbier pour certaines, collage sur papiers multicolores pour d'autres.
Quelques déceptions aussi, feuilles brisées, écrasées ou aux teintes déjà ternies.

Tout cela est inspiré d'une coutume japonaise, le "momijigari " ou "chasse aux feuilles de l'automne" ou encore "contempler les couleurs de l'érable".
Il s'agit d'une quête, d'un salut à la nature avant qu'elle ne s'endorme, d'une volonté de profiter d'un feu d'artifice flamboyant avant le sommeil hivernal.

Il va bientôt faire nuit et des silhouettes dentelées se dessinent dans l'obscurité.
C'est une autre magie qui s'installe, une autre atmosphère.

Il est temps de s'en aller, poumons lavés et esprit apaisé.
S'accorder un dernier plaisir : celui de marcher dans le noir sur un tapis crissant en se disant que, peut-être, si le temps le permet encore, il sera possible de répéter cette sortie avant l'arrivée en force de la grisaille.

Oui, assurément, rien n'est plus beau que l'automne !

mardi 14 avril 2009

Et si la musique mettait l'âme en harmonie avec tout ce qui existe ...

Un projet magnifique !
Et un pur moment d'émotion à partager.

Playing For Change Song Around The World "Stand By Me" from Concord Music Group on Vimeo.
From the award-winning documentary, "Playing For Change: Peace Through Music", comes the first of many "songs around the world" being released independently.
Featured is a cover of the Ben E. King classic by musicians around the world adding their part to the song as it traveled the globe.
This video and "Don't Worry" are available now at iTunes.
Other songs such as "One Love" will be released as digital downloads soon; followed by the film soundtrack and DVD in stores on 4.28.09.


mercredi 21 mai 2008

Dom, l’homme qui voit avec le cœur

« On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux » Saint-Exupéry

La beauté a quelque chose d'universel : devant un paysage, nous partageons tous le même émerveillement et une foule d'émotions, de sensations que nous aimerions transmettre sans avoir le talent de le faire.

L’œil à vif, éternel amoureux de la Terre et des hommes, Dom compose des photographies saisissantes de beauté ; que ses images soient colorées ou en noir et blanc, elles sont resplendissantes et forment l'un des plus beaux hymnes à la vie que je connaisse.

En photographiant au plus beau possible, il nous donne à voir cet "essentiel" invisible, sait ressusciter l’émotion première, donner une âme à l’inanimé et une éternité à l’éphémère.

Cette émotion, vive, directe, donne l'impression d'être en phase avec ce que le regard de Dom perçoit, procure une sensation vertigineuse, une communion exceptionnelle avec ses compositions et, l'espace d'un instant, le sentiment d'atteindre l'harmonie avec elle.






Ceci n’est pas la présentation de mes photos préférées car elles le sont toutes tour à tour, jour après jour et un choix se révélait impossible.

Il s’agit donc ici d’une « palette » destinée à présenter les multiples regards du cœur de Dom sur l’essentiel.

Photographies extraites d’un album à découvrir en lien,
chez les «Allumeurs d’étoiles» :
«Attrape-rêves : Dom, photo»

dimanche 18 mai 2008

Cadeau de Sorcière touilleuse

" le regard embué d'attente, à la fenêtre du sable, elle chante "...


Elle dit : " j'aime la vie, la musique, la couleur, le ciel, les oiseaux, la peinture, la photographie... la lune, mon chaudron, les paumés de la vie qui portent en leurs yeux cette lueur si particulière, les côtes de Bretagne, les ports, les bateaux de pêche, la brume, la neige, la pluie, l'orage, les tempêtes sur les plage de Bretagne, la maison rose sur la falaise pas loin du POULDU, le soleil, les nuages, les reflets dans les flaques d'eau, la licorne sur le mur fissuré de la maison, les roses, les girafes, les mots qui trottent dans les rues du monde, les regards des bébés, les sourires des enfants, les roses, les arbres recouverts de neige, ceux et celles qui sont envie parce qu'ils ont en vie, les sourires des passants qui ne font que passer, le vieux château de Château-Thierry, les bords de Marne et la Marne, aux reflets troublants, les marins au coeur libre , qui portent sur leur dos un sac de lumière, parce qu'ils donnent en un ou deux ou trois jours ce que d'autres ne donnent pas en 2O ans.., les vieux aux visages burinés , dans les petits bistrots bretons, qui émerveillent mes yeux de petite fille, en lui racontant des légendes, des histoires..., les quais de gare..."
" Et puis, ajoute-telle, j'aime qu'on me raconte des histoires, qu'on m'envoie des mots de mer alors... "
... ça tombe bien, moi aussi !
Et ce matin, elle m’a offert ce texte-trésor, tout juste sorti de son chaudron magique pour mon « Attrape-rêves » :


La nuit


Porte-mains


Attire


Ocres transparentes


Grainées aux limites des miroirs.




L'artère du sable


Recroquevillée


Sous le derme fragile


D'un embryon de souffle


A l'oeil du jour


Esquisse un sillon de sanguine.




Au recueil - toi -


Papiers-remous


Les persiennes de l'air


Se déposent


Entre les clôtures du silence.




A l'arrière


Ce pays-nous-


Cascades-mères


Aux corps des à venir.



Et


Dans la brume éclairée


Le penser-nous-



Nathalie

18 05 2008

D’autres petits trésors à découvrir sur son blog en lien.

samedi 17 mai 2008

Sans la nommer

"Solitaire
Sans état d'âme et sans souffrance
Ma voile est gonflée de mystère
Ma cale est remplie d'innocence."
G. Moustaki

Georges Moustaki publie Solitaire, réalisé et arrangé par le violoncelliste Vincent Segal.
Taillé au millimètre, cet album, encadré par des guitares lusitaniennes et des douceurs de contrebasse décline d’un bout à l’autre le respect dû aux esprits voyageurs, aux princes des exils joyeux.

C’est l’occasion de (re)découvrir un titre écrit et composé en 1969 par Georges Moustaki, Sans la nommer.
Interprété pour la première fois au festival de l'île de Wight, il le chante avec Cali dans le nouvel album.

Je voudrais, sans la nommer,
Vous parler d'elle
Comme d'une bien-aimée,
D'une infidèle,
Une fille bien vivante
Qui se réveille
A des lendemains qui chantent
Sous le soleil.
Refrain
C'est elle que l'on matraque,
Que l'on poursuit que l'on traque.
C'est elle qui se soulève,
Qui souffre et se met en grève.
C'est elle qu'on emprisonne,
Qu'on trahit qu'on abandonne,
Qui nous donne envie de vivre,
Qui donne envie de la suivre
Jusqu'au bout, jusqu'au bout.
Je voudrais, sans la nommer,
Lui rendre hommage,
Jolie fleur du mois de mai
Ou fruit sauvage,
Une plante bien plantée
Sur ses deux jambes
Et qui trame en liberté
Ou bon lui semble.
Refrain
Je voudrais, sans la nommer,
Vous parler d'elle.
Bien-aimée ou mal aimée,
Elle est fidèle
Et si vous voulez
Que je vous la présente,
On l'appelle
REVOLUTION PERMANENTE.
Refrain

En lien, le site officiel de Georges Moustaki.

vendredi 16 mai 2008

Gayageum Sanjo

Ce second extrait est plus difficile d’accès mais plus « traditionnel ».

Il s’agit d’un sanjo, solo instrumental joué au gayageum ou kayageum, avec un discret accompagnement de tambour.

Il se dit d’origine chamanique.

Assez long, il nous emmène en un voyage au Pays du Matin Calme en images empreintes de sérénité.

En lien, "Culture Coréenne" vous fera découvrir les richesses et beautés de ce pays méconnu qu'est la Corée.